Au jour de l’épreuve !

painQui peut prévoir avec certitude la manière dont il réagira le jour de l’épreuve ? Que ce soit une souffrance physique, morale, ou même une tentation, qui peut affirmer qu’il tiendra bon ? Qui peut être sûr d’honorer Dieu par ses actes, ses paroles ou ses pensées le moment venu ?

Bien sûr, si nous faisons face à une difficulté déjà vécue, nous pouvons être plus confiant en nous-même, mais c’est rarement le cas ! Il existe malheureusement une multitude de façons d’être éprouvé ! La souffrance, le mal qui ne sont jamais bons en eux-mêmes (faut-il le répéter ?) peuvent parfois devenir des révélateurs efficaces de l’état de notre cœur. L’épreuve ne teste pas notre théologie ou nos connaissances bibliques (pourtant toutes deux fort importantes !), ni la nature de nos dons spirituels (pourtant très utiles à l’Eglise !). Elle sonde notre caractère, elle mesure la profondeur avec laquelle notre foi en Dieu a contribué à nous transformer en un enfant de lumière. Elle mesure l’épaisseur des strates déposées par notre vie chrétienne passée, celles qui se sont cristallisées peu à peu dans notre caractère pour devenir une partie intégrante de nous-même. L’épreuve dissipe les illusions que nous entretenons sur nous-même, et laisse apparaître ce qui nous compte pour nous, ce qui nous fait vivre. Elle expose au grand jour la solidité de notre confiance en Dieu. Au-delà des inévitables afflictions qu’elle produit, l’épreuve est une opportunité de mieux se connaître soi-même. Elle nous invite parfois à nous humilier, à changer, à progresser alors que justement la vie qui permet le changement et le progrès n’est pas encore à son terme.

L’apôtre Jacques, parce qu’il perçoit les fruits que porte l’épreuve en terme de patience et de force intérieure, ose écrire qu’elle est un sujet de joie complète (Jacques 1.2-3). Il y ajoute même une promesse qui n’est rien d’autre que le prolongement logique et attendu d’une vie qui s’est laissée transformer par Christ : « Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation/l’épreuve; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » (Jacques 1.12)

L’auteur : 

Frédéric Sépari est pasteur de l’EEL de Lyon

À propos Jérémie Chamard

Jérémie Chamard est pasteur de l'EEL de Bouffémont.

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