C’est nouveau, ça vient de sortir !

Almanach« Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres. Sinon, le vin nouveau fait éclater les outres, il coule par terre, et les outres sont abîmées. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. » (Luc 5.37-38)

Ils sont nombreux ceux qui cherchent à dénicher la dernière nouveauté pour être au goût du jour. Ils veulent avoir la primeur pour montrer qu’ils sont en avance sur leur temps. Mais chacun sait que les modes se succèdent les unes aux autres comme les calendriers du facteur ! Ce qui aujourd’hui nous paraît tout nouveau et tout beau, sera demain délaissé au fond d’une armoire, d’un tiroir. Combien de cadeaux du dernier Noël qui ont déjà été remisé au grenier ? Le Sage disait il y a bien longtemps : « On peut dire de quelque chose : “Voyez, c’est nouveau !” Pourtant, cela existait longtemps, longtemps avant nous. » (Ecclésiaste 1.10). Il en va de même pour l’année 2014 qui vient pourtant à peine de commencer ! Souvenez-vous du fameux bug de l’an 2000 qui nous semble bien loin aujourd’hui. Chaque Nouvel An finit invariablement au rayon des bonnes résolutions soldées avant la fin du mois de janvier. Tout est éphémère, au point de se demander si la nouveauté ne serait finalement qu’une simple vue de l’esprit.

Pourtant Jésus lui-même parle d’une nouveauté. Une nouveauté qui ne se démode pas ! Les générations peuvent passer, les goûts changer, la nouvelle de Jésus reste toujours d’actualité : elle reste la Bonne nouvelle, en 2014 comme en l’an 30 ! Une Bonne nouvelle qui nous parle de nouvelle naissance (Jean 3.3 : « Personne ne peut voir le Royaume de Dieu, s’il ne naît pas de nouveau »), de nouveauté de vie (2 Corinthiens 5.17 : « si quelqu’un est uni au Christ, il est créé à nouveau. Ce qui est ancien est fini, ce qui est nouveau est là. »). Mais comment une telle nouveauté est-elle possible « s’il n’y a rien de nouveau sous le soleil » ?

La nouveauté en question doit s’entendre comme d’un renouvellement. Ce n’est pas une nouveauté ponctuelle, comme un Nouvel An, mais une dynamique, comme un vin nouveau qui poursuit sa maturité. La sagesse populaire dit : « On ne fait pas du neuf avec du vieux ». On ne peut pas vivre la Bonne nouvelle si on garde ses anciennes habitudes. La nouveauté que propose Jésus nécessite le renouvellement de toute chose. La nouvelle naissance est celle que Dieu avait promise par la bouche du prophète Ezéchiel (36.26) : « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. » C’est une naissance d’en-haut, de l’Esprit qui est renouveau. Chaque jour devient par lui un « aujourd’hui ». La Bonne nouvelle c’est, « comme l’Esprit Saint le dit : “Aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne fermez pas votre cœur…” » (Hébreux 3.7). Ouvrir son cœur pour qu’il soit renouvelé chaque jour.

Plutôt que de souhaiter une bonne année, désirons la Bonne nouvelle, celle qui dure pour l’éternité ! Souhaitons ce vin nouveau promis par le Christ : « Je vous le dis, je ne boirai plus de ce vin, jusqu’au jour où je boirai le vin nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père. » (Matthieu 26.29).

À propos Philippe De Pol

Philippe de Pol est pasteur de l’EEL de Deuil-la-Barre.

Un commentaire

  1. C’est vrai que malgré les difficultés de la vie qui semblent revenir chaque année , avec le temps qui passe , Dieu nous donne une force qui ne vieillit pas et qui nous permet de traverser toutes sortes d’embuches …Bravo pour ce nouveau magazine …

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