Chrétien au travail: Jean-Philippe Darricades, responsable d’un centre des impôts à Angoulême.

unnamedPouvez-vous décrire votre métier en quelques mots ?

Je suis responsable d’un centre des impôts des particuliers et des entreprises. Mon travail consiste principalement à veiller à ce que les impôts soient correctement établis et, avec mon équipe, que les droits et obligations de chacun soient respectés. Mon rôle est également d’informer les usagers et de trouver des solutions pour ceux qui rencontrent des difficultés.

Le fait d’être croyant a-t-il influencé votre choix de métier ?

Non, pas exactement. Ce choix s’est fait après des études supérieures abordant notamment les finances publiques et la réussite à un concours (sans doute de circonstances !).

 

Être chrétien a-t-il un impact sur votre pratique professionnelle ?

J’espère… Je ne crois pas qu’on puisse segmenter sa foi et la réserver à certains domaines de sa vie. Plus concrètement, le fait d’être chrétien me rappelle que je suis bénéficiaire d’une grâce merveilleuse. Et, lorsqu’on exerce un métier ayant pour objet de faire respecter des règles de droit, il faut savoir faire preuve de discernement dans certaines situations et prendre des décisions les plus justes possibles. La justice de Dieu n’a rien à voir avec la justice des hommes. Mais plaire à Dieu suppose, pour moi, d’être notamment vigilant dans mon positionnement et mon regard sur les personnes et les situations rencontrées.

Y a-t-il des aspects de votre profession qui favorisent et/ou rendent plus difficile votre témoignage en tant que chrétien ?

Une bonne part de mon métier, et que j’apprécie sans doute le plus, est de rechercher des solutions qui permettent aux usagers en difficulté de remplir leurs obligations fiscales, de rétablir des erreurs que les uns ou les autres ont commises. Mais je dois également gérer des situations complexes, nécessitant un positionnement sans avoir forcément tous les éléments ou sous l’influence d’objectifs… Cela vient parfois en tension avec mon souhait de donner une solution juste. Mais une décision doit être prise. Et lorsqu’elle est erronée, je me sens forcément mal à l’aise au regard de mon témoignage.

En fin de compte, diriez-vous que vous vivez bien votre foi au sein même de votre activité professionnelle ?

Je crois que ma foi est certainement un garde-fou dans mes décisions. Il serait tellement simple d’appliquer les règles de droit, sans se poser de questions. Cela peut arriver. Mais quand on est reconnaissant d’être bénéficiaire d’une grâce, il faut aussi savoir la vivre… quitte à rendre la réflexion plus complexe. Ce n’est pas forcément plus simple, mais cela vaut le coup.

À propos Marc Pons

Marc Pons est pasteur de l’EEL d’Aubagne.

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