Courir pour remporter le prix

marathon« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter ! » (1 Corinthiens 9.24)

N’importe quel coureur de fond vous le dira : tout le monde peut s’aligner et finir un marathon. Le faire dans des délais raisonnables, c’est autre chose. L’essentiel est de participer ? L’apôtre Paul n’est pas du même avis : si l’on court c’est pour remporter la course. Pour l’amateur, l’important est d’arriver, ce qui est déjà une victoire en soi et pour cela il faut vaincre le fameux « mur du 35éme kilomètre ». C’est une façon symbolique de désigner le moment où le corps n’en peut plus, les réserves sont épuisées depuis longtemps, les muscles sont tétanisés, seul le mental permet de continuer. On se demande ce qu’on fait là, on cherche les raisons qui nous ont poussés à inscrire notre nom, on entend à peine les encouragements des spectateurs, on promet que jamais plus on ne le fera. On compte alors les kilomètres qui restent puis les hectomètres et les décamètres. On se fixe des objectifs, « à l’arbre au coin, je reprends mon souffle », « la borne routière, après je m’arrête », jusqu’à l’arrivée dans le stade, la couverture de survie, la boisson sponsorisée, les félicitations, la médaille autour du cou, et vivement l’année prochaine qu’on recommence…
La vie chrétienne ressemble par certains côtés à un marathon, notamment par la succession de joies et de souffrances, celles-ci semblant parfois tellement insurmontables qu’on a la volonté de tout abandonner. C’est dans ces moments-là que l’on a besoin de se rappeler les raisons qui nous ont poussées dans un tel engagement et qu’on trouve la force nécessaire pour continuer. Et c’est dans ces moments là que l’Esprit de Dieu peut nous venir en aide : “A l’instant où vous prenez un engagement, la providence divine vient vous épauler. Toutes sortes d’événements se produiront que vous n’avez pas prévus et vous vous sentirez soudain soutenu miraculeusement et encouragé à demeurer ferme.” (William Murray)

L’auteur :
Patrick Tichadou est pasteur de l’EEL de Guilherand-Granges

À propos Jérémie Chamard

Jérémie Chamard est pasteur de l'EEL de Bouffémont.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

error: Content is protected !!