Dieu vit dans le coeur de son peuple

serpent airain« Ezéchias supprima les hauts lieux, brisa les pierres levées, coupa le poteau cultuel et mit en pièce le serpent de bronze que Moïse avait fait, car jusqu’alors les Israélites lui avaient offert de l’encens : on l’appelait Nehoushtân » (2 Rois 18.4)

En rendant à Dieu le culte qui lui est dû, il apporte une vraie vitalité à son peuple. Dans l’élan, même le serpent d’airain est brisé comme la plus vulgaire des idoles. L’objet n’est pas en cause. C’est son mauvais usage. Où se perd la piété quand elle confond le seul digne d’adoration avec le signe qui le désigne ? Peuple de Dieu, regarde plus haut que tous les serpents d’airain !

Une église est un lieu où Dieu a souvent agi, restauré des vies, accompli des miracles. Elle est serpent d’airain vers lequel hommes et femmes en détresse ont levé les yeux. Certes, Dieu s’est servi de l’église pour sauver, guérur, réconforter. Mais elle reste un instrument à son service qui doit s’adapter à ce qu’il attend. Restons vigilants sur cet aspect. Figer l’église dans ses structures, ses habitudes, son histoire, comporte toujours le risque de faire de l’outil plus que l’artisan qui l’a forgé.

L’Esprit peut vouloir conduire son église sur une terre que lui seul connaît. Les plus enthousiasmants témoignages que porte l’histoire d’une église sont ceux d’une aventure, d’un cheminement de foi vécu avec Dieu à partir d’un appel, de l’esquisse d’une vision.

Dieu ne vit pas dans un lieu où nous nous réunissons. Il vit dans le coeur de son peuple. Il marche avec nous dans notre présent et toujours pour un meilleur avenir.

À propos Thierry Bulant

Thierry Bulant est pasteur de l'EEL d'Avignon

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