«Et qu’est-ce qu’on fait avec le pessimisme ?»

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Sans titreLundi dernier la Colombie mettait fin à 52 ans de guerre civile après un processus de paix long de six ans. Hier, une courte majorité (moins de 60.000 voix) n’a pas suivi le gouvernement et la communauté internationale et a dit « non » à cet accord. 

Quoi qu’il advienne aujourd’hui de ce texte, le processus même est déjà un modèle. La guérilla historique des FARC a annoncé qu’elle ne le remettrait pas en cause mais la fragilité de la situation (les armes vont-elles être déposées par ceux qui ne se savent plus à l’abri de poursuites ?) donne le vertige aux observateurs.

Comment vont réagir les chrétiens, très nombreux dans ce pays ? Ils s’étaient majoritairement prononcés pour le « oui » et pour une solution de paix. Le pape François avait même conditionné sa visite en Colombie au résultat du référendum.

Le 28 septembre Shimon Pérès disparaissait. Bernard Guetta rapportait sur France-Inter une anecdote à son sujet. Un jour, Shimon Pérès s’était lancé, devant moi, dans une évocation tellement lyrique d’un Proche-Orient uni par la prospérité partagée d’un marché commun que je lui avais bêtement dit : «N’êtes-vous pas un peu optimiste ?» Il m’avait regardé, surpris, et répondu : «Et qu’est-ce qu’on fait avec le pessimisme ?»

À vues humaines nous ne pouvons que sombrer dans le découragement mais Dieu nous appelle à ne pas nous laisser vaincre par le démon de l’ « À quoi bon ? » comme le disait si justement Georges Bernanos.

Retrouvez l’article de Bernard Guetta sur le site de Libération 

À propos Asuncion Calvo

Asuncion Calvo est membre de l’EEL de Paris-Alésia.

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