Etudiants libristes à la FLTE !

Print Friendly, PDF & Email

FLTE-2011-1929mod4

Ursula Roux :

« Les entrainements de volley ball à Vaux, avant les journées sportives avec Nogent et Lamorlaye. Emile Nicole jouait avec nous. Fallait-il le tutoyer ou le vouvoyer? « Emile à toi! » « Monsieur Nicole, à vous! » chacun faisait à sa sauce ! et Linda Oyer venait nous espionner ! »

« Le ramassage des tonnes d’ordures quand la Seine débordait sur la pelouse. C’était un retour dans le monde assez raide, avec les seringues, les préservatifs, les bouteilles et canettes… mais tous étaient motivés, car il fallait pouvoir rejouer au foot! »

« Ma première année à Vaux sur Seine, lors des cours de dogmatique avec M. Blocher. Lydia Jaeger, qui était en 2ieme année posait des questions à M.Blocher. Je ne comprenais ni la question, ni la réponse ! Je me suis dit que ça commençait fort !« 

Emmanuel Alvarez :

« Lorsque je suis arrivé à la faculté en 1974 le foyer n’était pas encore construit ; nous partagions les chambres du bâtiment ancien (salle de cours aujourd’hui) à 4 par chambre… un bon entraînement pour la vie en collectivité ! De plus la chaudière étant quasi en panne, nous devions le soir nous couvrir les épaules d’une couverture pour apprendre entre autres le Qatal, ou rédiger les dissertations de dogmatique. Nous avions de véritables allures de moines ! Des conditions matérielles peu faciles mais qui créaient une solidarité et une fraternité. Il fallait tout de même qu’une solution soient trouvée pour les bâtiments, alors conduits par « le président des étudiants » à 13h le jeudi (donc pas de volley !), nous allions prier dans le terrain où devait se construire le foyer. Des moments inoubliables ! Cette époque m’a toujours marqué et aidé dans mon ministère par la suite.« 

maxresdefault

Patrick Tichadou :

« Vicken Aznavourian qui a transformé à son arrivée le comité socio culturel en comité « fun et joie ». Cela a eu le mérite de doubler la participation aux réunions mais à irriter quelque peu l’intendant. 

Matthieu Freyder m’avait fait une blague. Pour lui rendre la pareille j’ai mis un réveil dans son sac, programmé pour sonner pendant un cours d’Alain Nisus. 

Jacques Buchhold se faisait régulièrement vanner pour son anniversaire. Une fois des étudiants ont entouré sa voiture de papier toilette. Une autre fois ils avaient fait un photomontage de sa tête avec des grands singes dont il était passionné. 

Scoop : un jour on retrouvera les fameux manuscrits : les devoirs que Jacques B n’a jamais rendus. 

Un hiver particulièrement froid les livraisons de fioul ont pris du retard. La fac a été sans chauffage pendant quelques jours. Il faisait 8° dans l’appartement de la regrettée Marie-Claude Saout. Dans son bureau, MCS avait un miroir pour regarder les visiteurs sans se retourner.

Qui n’a jamais goûté aux cocktails (Rhum arrangé) de Ruth Labeth ne sait pas ce qu’est la vie à la fac. Et qui a déjà eu en main son levain ?

Pour les cours de chorale, les basses jouaient tellement faux que Ruth demandait à Matthieu Hodapp de jouer du tuba pour donner le ton. 

Un jour, je devais être en première année, je déjeune à la table de Lydia Jaeger, prof à Nogent. Moi : » Je suis content de vous rencontrer, j’ai lu votre livre « vivre dans un monde créé » et j’ai eu beaucoup de mal à le comprendre. » Elle :  » Pourtant c’est le plus simple de ceux que j’ai écrits ». Je n’ai plus ouvert la bouche du repas. Je réfléchis encore. »

Thierry Bulant :

« Comme externe, j’arrivais parfois tôt et repartais parfois tard pour rejoindre au plus vite l’Eglise où j’étais à l’époque pasteur. Une vision m’encourageait, celle de la fenêtre du professeur Blocher déjà ou encore éclairée. Priait-il? Travaillait-il? Je regardais de loin et j’imaginais, et à son insu, l’œuvre d’un serviteur… Cette anecdote me conduit à souligner la grande proximité et l’humilité du corps professoral dans son ensemble et j’en profite pour les remercier. »

Main-building-1-IMG_4272-copy-copy

Pierre Lacoste :

« L’autodérision est aujourd’hui un lieu commun du discours politiquement correct. Mais du temps de mes études à Vaux-sur-Seine (83-87) le statut professoral comme la nature de nos études s’accommodaient mal de la plaisanterie sur soi et autre galéjade. Non seulement nos enseignants étaient peu enclins à la calembredaine, mais il ne serait pas venu à l’esprit estudiantin un bon mot à l’encontre d’un professeur. Il y en eut un pourtant qui excellait dans l’art de la provocation. Maître du calembour et de la mise en scène de situations cocasses, il se voulait en rupture avec une certaine manière, trop spirituelle pour être vraie, d’être évangélique.  Furent alors passés à l’épreuve du calembour, les noms de vénérables figures professorales tels Henri Blocher et Samuel Bénétreau.  « L’Horrible Hochet » : inscrit au tableau noir à propos du premier ! « Sa mule-elle-Peinait-trop » à propos du second ! Les témoins de la scène se souviendront peut-être lequel des deux professeurs avait donné son cours sans lever le sourcil, lequel avait nerveusement effacé l’outrage avant de dispenser le divin enseignement.  Mais je dois avouer que ces moments de fraîcheur qui nous rappelaient à notre dérisoire condition, avaient alors jeté sur ce monde sérieux et spirituel une appréciable lumière.« 

Danielle Drucker :

« Parlons des joies du foyer Antoine Court et surtout de l’alimentation en eau des douches des filles. Il n’y avait le plus souvent que de l’eau froide mais parfois plus d’eau du tout et ce, pendant plusieurs jours ! Ruth Labeth, en charge de la bibliothèque alors, mettait à notre disposition la salle de bain de son logement ; j’en ai gardé un souvenir plein de reconnaissance 🙂« 

Thomas Koning :

« Plus qu’une anecdote en particulier, ce qui m’a marqué à Vaux-sur-Seine est l’attachement des professeurs à la Parole de Dieu. J’ai été particulièrement béni par l’enseignement d’Emile Nicole et d’Henri Blocher. Par leur amour du Seigneur et de sa Parole, par leur humilité et leur rigueur, ils ont été et sont encore des modèles inestimables pour mon ministère.« 

Jéma Taboyan :

« Les cours de grec très sérieux avec Isabelle Olekhnovitch, où les étudiants avaient un peu peur… Mais dès le cours terminé, ce n’était plus la même : elle sautait au cou de son mari, Luc, alors étudiant aussi… un choc pour les élèves !« 

4913048243_992430fc6a_mFlorence Vancoillie :

« Pendant toute ma scolarité, mon dernier cours de la semaine, qui clôturait la grosse journée du jeudi, était celui de Jacques Buchhold en NT. J’avoue y être allée souvent fatiguée et pressée de finir les cours. Mais… presque à chaque fois, dans la dernière ligne droite, 20-25 minutes avant la dernière sonnerie, sursaut lumineux : Jacques Buchhold regarde sa montre, écarte ses notes, « Allez, je prêche ! » Et là, tout s’éclairait, au point que je serais restée des heures en plus. Combien de fois suis-je repartie sur un petit nuage suite à ces prédications improvisées !« 

À propos Florence Vancoillie

Florence Vancoillie est pasteure de l’Eglise Evangélique Libre de Toulouse.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

error: Content is protected !!