Inviter Jésus – Les noces de Cana (Jean 2.1-11)

1013937_80730684Inviter Jésus à son mariage ? Quelle bonne idée ! Jésus, en y assistant, consacre cette institution majeure de notre vie sociale. Il la sanctifie. De plus, il va embellir ces noces de sa présence. N’hésitons pas, nous aussi, en toute occasion, à inviter le Seigneur et le laisser s’occuper de toutes nos affaires de famille, de communauté, d’église.

Pas très riches, ces jeunes mariés ? Ils n’ont pas su compter ? Ils se sont mal organisés ?… Le vin, ce qui fait la fête, vient à manquer. Situation bien gênante. Mais Jésus intervient. D’invité il devient l’Ami. Il vient au secours de ceux qui sont dans l’impasse. Il suffit qu’on lui expose un besoin et il prend l’affaire en main. C’est encourageant pour nous. N’avons-nous pas telle insuffisance dans notre vie ? Jésus est prêt à répondre à notre prière. Il désire nous donner ce qu’il y a de meilleur, et avec abondance.

Ce miracle, que Jean appelle un signe, marque le commencement d’une ère nouvelle. Ces jarres qui servaient aux ablutions des Juifs étaient des objets du culte institué par Dieu. Mais au temps de Jésus, on avait exagéré et on faisait de nombreuses ablutions rituelles.
En changeant cette eau en vin, Jésus montre que ce moyen de purification va devenir caduc. Il va le remplacer par un autre. L’ordre ancien va changer. Son sang répandu à la croix va suffire. Il permettra le pardon des péchés. Il nettoiera non le corps, mais le tréfonds de l’être. Le vin en devient le symbole. C’est pourquoi il est donné. Il est signe de joie et de fête. Jésus est alors l’Epoux. Il veut s’unir à nous par son Esprit. A son tour, il nous invite à son banquet. Et avec sa joie, il nous donne sa paix, son amour, sa justice.

Le texte dit que Jésus « fit apparaître sa gloire », c’est-à-dire son éclat, sa grandeur, sa dignité. Jésus de Nazareth est bien le Fils de Dieu. Il a le pouvoir de créer, de recréer. Il est tout-puissant. En un geste d’amour, il a transformé une eau fade en un grand cru. De même, il veut changer nos habitudes, nos vieilles routines, en quelque chose d’agréable, plein de goût, de saveur, de parfum.

À condition de l’inviter, bien sûr !

L’auteur :

André Grandjean est pasteur retraité de l’UEEL

À propos Jérémie Chamard

Jérémie Chamard est pasteur de l'EEL de Bouffémont.

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