La manne : c’est quoi, ça ? (Exode 16)

ManneQuand les Israélites, après la rosée du matin, voient sur le sol ce qui ressemble à du givre, ils s’exclament : « C’est quoi, ça ? », en hébreu « Man hou ? » Voilà peut-être l’origine du mot manne… Tirons trois leçons de ce récit.

D’abord celle de la manne nourrissante. Avec les produits des troupeaux, elle était suffisante pour tous. Il fallait seulement se baisser pour la ramasser, un geste simple et gratuit. Au temps de Jésus, on considérait ce miracle comme le plus grand de l’Exode. Et on lui demande : « Quel miracle fais-tu pour que nous te croyions ? Nos pères ont mangé la manne… le pain du ciel ». Mais il répond : « C’est moi qui suis le pain de vie… le pain de Dieu… qui donne la vie » (cf. Jn 6). Souvenons-nous de ces paroles. Il nous faut nous nourrir de Lui, comme d’une manne nourrissante et bénie. La cène nous rappelle cette vérité. Symboliquement, elle témoigne de notre volonté de vivre de la vie de Christ chaque jour.

Retenons aussi la leçon de la manne partagée. « Celui qui en avait ramassé plus n’en avait pas de trop et celui qui en avait ramassé moins n’en manquait pas » (v. 18). L’apôtre Paul nous dévoile comment comprendre ce décompte singulier : c’est un partage. Il en parle à propos d’une collecte en faveur des pauvres dans les Eglises. Il avait conscience de la nécessité de soulager ceux qui sont dans le besoin.

Souvenons-nous donc des indigents de toute sorte. Notre manne superflue suppléera à leur manque. Ouvrons les yeux, informons-nous et secourons-les. La crise mondiale actuelle pourrait bien être la conséquence de l’égoïsme et de la cupidité des humains. On a oublié le partage. Et les riches deviennent toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres.

Une dernière leçon, celle de la manne introuvable : « Le septième jour de la semaine, on n’en trouve pas » (v. 27). Explication : c’est le sabbat (première mention dans la Bible) donné par Dieu pour que l’homme se repose. Observer un jour sur sept sans travailler, c’est faire confiance à Dieu. C’est aussi une manière de signifier que notre temps, comme notre vie et nos biens, lui appartient et qu’il nous demande de bien le gérer. Ne l’oublions pas !

À propos André Grandjean

André Grandjean est pasteur retraité de l'UEEL

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

error: Content is protected !!