Le nez dans les étoiles

Philae_over_a_comet_(crop)

Hier, 12 novembre, le robot Philae s’est posé sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, à quelques 600 millions de kilomètres de la Terre, grâce à la sonde Rosetta de l’Agence Spatiale Européenne. Et j’ai suivi l’événement en direct sur Internet ! Il faut dire que j’ai toujours été passionné par la conquête spatiale. Non seulement pour l’intérêt scientifique mais aussi pour sa dimension métaphysique, posant la question de la place de l’homme dans l’Univers ou de l’origine de la vie. Je n’étais pas né en juillet 1969 pour assister au premier pas de l’homme sur la Lune… mais je me souviens de l’épopée de la Navette Spatiale ou de l’aventure de la fusée Ariane.

Le nom de la sonde, Rosetta, a été choisi en référence à la pierre de Rosette qui a permis à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Quant à Philae, c’était le nom d’un obélisque qui comportait des inscriptions en grec et en hiéroglyphe et qui avait ensuite permis de compléter ces traductions. Avec Rosetta et Philae, les scientifiques espèrent décrypter non seulement le mystère des comètes mais aussi celui de l’origine de la vie sur la Terre. En effet, la vie est peut-être arrivée sur notre planète grâce à la collision de comètes avec la Terre.

Je dois dire que le fait de devoir « aller dans les étoiles » pour comprendre nos origines me plaît assez. Finalement, c’est bien vers le ciel que le croyant se tourne, depuis toujours, pour comprendre d’où il vient !

L’immensité de l’univers, les échelles de temps à peine imaginables que cela implique, la prise de conscience de cette poussière insignifiante que représente notre planète dans l’univers, tout cela ne fait qu’augmenter mon admiration de ce Dieu plus grand encore que l’univers, et qui pourtant s’est fait homme pour venir nous sauver. Évidemment, ici, ce n’est plus de la science mais de la foi… Mais la science ne peut-elle pas aussi contribuer à l’enthousiasme de ma foi ? Le nez dans les étoiles, la science et la foi peuvent finalement faire bon ménage !

L’auteur

Vincent Miéville est pasteur de l’EEL de Toulouse, président de la commission synodale de l’UEEL

À propos Vincent Miéville

Vincent Miéville est pasteur de l’EEL de Toulouse et président de la commission synodale de l’UEEL.

2 plusieurs commentaires

  1. Vincent Miéville

    Je ne suis pas d’accord avec vous, Daniel. Dire que la vie sur la Terre vient peut-être (ce n’est qu’une théorie) des comètes n’élimine pas l’idée d’un Dieu créateur ! C’est juste une tentative d’explication scientifique de la façon dont les choses ont pu se passer. Le Dieu créateur n’aurait-il pas pu utiliser des comètes (ou autre chose !) pour créer la vie sur Terre ? La science essaye de comprendre COMMENT les choses se sont passées. La foi discerne QUI est derrière le processus.

  2. Certes … certes … mais pour nos joyeux scientifiques, relayés largement par la presse, cet « exploit » vise plutôt à éliminer toute idée de Dieu dans l’origine de la vie : la grande théorie du « Hasard » n’est pas morte … 🙁

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

error: Content is protected !!