L’Eglise : un orchestre symphonique

Concert Night 2« Vous appartenez à la famille de Dieu.Vous êtes intégrés dans la construction dont les fondations sont les apôtres et les prophètes, et la pierre d’angle Jésus-Christ lui-même. C’est lui qui assure la solidité de toute la construction et la fait s’élever pour former un temple saint consacré au Seigneur». (Ephésiens 2 : 19-22)

Les images que l’apôtre Paul utilise ici pour décrire l’Eglise évoquent l’unité, l’harmonie. Un certain ordre aussi, une bonne organisation, mais pour Paul ce n’est pas là qu’est la clé. L’accent est mis, dans les deux cas, sur l’idée que chacun a un rôle particulier à jouer.

A la suite de Paul, on peut se hasarder à une autre comparaison, et affirmer que l’Eglise ressemblera un jour… à un grand orchestre symphonique : chacun y aura une place qui contribue à la beauté de l’ensemble, tout le monde sera en accord, avançant en harmonie, en rythme, sous la conduite du grand chef d’orchestre, avec pour résultat une musique… divine !

En comparaison, il faut bien reconnaître que notre vie communautaire aujourd’hui ressemble davantage aux tâtonnements maladroits d’un violoniste débutant – touchants de sincérité et de bonne volonté, mais bien loin de l’harmonie céleste ! Mais au lieu de nous lamenter sur notre incapacité à être à la hauteur, Paul nous invite à faire confiance au chef d’orchestre, en le laissant nous diriger dans l’apprentissage, sans nous laisser décourager par les fausses notes et les désaccords.

L’écrivain Philip Yancey cite à ce propos l’exemple de l’orchestre du lycée de Milipas, un quartier de défavorisé quelque part en Californie. Quand l’orchestre de ce lycée tente de jouer la 9e symphonie de Beethoven, « le résultat est consternant ». Leur performance pourrait faire « se retourner le vieux Ludwig dans sa tombe, en dépit de sa surdité ! On pourrait se demander : pourquoi se donner tant de peine ? Pourquoi infliger à ces pauvres gosses l’épreuve terrible d’essayer de reproduire ce que Beethoven, l’immortel, avait en tête ? » Yancey répond : « l’orchestre du lycée de Milipas offrira à certains des membres du public leur unique contact avec la magnifique 9e symphonie de Beethoven. Loin d’atteindre la perfection, c’est cependant la seule façon qu’ils auront d’entendre le message de Beethoven » (1).

De la même façon, même si nous n’atteindrons jamais ce que Dieu avait en tête, il n’y a pas d’autre moyen pour sa musique d’être entendue sur terre. Prions que Dieu fasse entendre la douce musique de sa grâce à travers nos gammes maladroites – que sous la conduite de Son Esprit, chef d’orchestre bienveillant, nous fassions monter ensemble un beau chant de louange à la gloire de Dieu !

L’auteur :

Sylvain Guiton est pasteur de l’EEL de Lyon

 

(1) Philip Yancey, Déçu par l’église, ed. Farel, p. 9

À propos Sylvain Guiton

Sylvain Guiton est pasteur à l’EEL de Lyon.

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