L’offrande de la veuve

pièces1 Dans le temple, Jésus regarde autour de lui. Il voit des gens riches qui mettent leurs offrandes à l’endroit réservé pour cela. 2 Il voit aussi une veuve très pauvre, elle met deux pièces qui ont très peu de valeur. 3Jésus dit : « Vraiment, je vous le dis, cette veuve pauvre a donné plus que tous les autres. 4 En effet, tous les autres ont mis de l’argent qu’ils avaient en trop. Mais elle qui manque de tout, elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Luc 21.1-4)

Jésus se trouve un jour dans le Temple de Jérusalem et observe les gens qui mettent leurs offrandes dans le tronc. Car près de la porte d’entrée (ou de sortie) on avait placé un tronc destiné aux offrandes en argent. Cet argent servait à faire fonctionner le Temple, qui employait de nombreux prêtres et nécessitait un matériel important pour les sacrifices. De l’argent il en fallait, comme il en faut aujourd’hui pour que les Eglises, les Temples et les Missions fonctionnent, avec leur personnel et leurs activités.

Jésus, donc, observe les gens et voit des riches qui mettent de grosses sommes dans le tronc. Ils se distinguaient par la magnificence de leurs habits et parfois de leurs bijoux (cf. Jacques 2.2). En outre, ils avaient souvent la fâcheuse tendance à afficher leurs offrandes (cf. Matthieu 6.2).

Beaucoup de gens défilent devant le tronc sous les yeux de Jésus, et voici que passe une veuve. A l’époque, la société était divisée entre riches et pauvres, sans classe intermédiaire “bourgeoise” comme chez nous aujourd’hui. Et les veuves faisaient partie des pauvres d’entre les pauvres. Si personne ne venait à leur secours, elles pouvaient mourir de faim, de froid, ou d’isolement. En général,  elles étaient assistées par le reste de la famille ou les voisins, et vivaient avec très peu de ressources. Et voilà cette veuve qui met dans le tronc deux petites pièces, peut-être ce qui correspond à l’achat d’un peu de nourriture pour la journée. Elle aurait pu n’en mettre qu’une dans le tronc et garder l’autre pour elle, mais elle y met les 2 pièces qui lui restent. Elle a certainement accompli son geste avec une grande discrétion, mais Jésus l’a répérée… En même temps, son geste traduit une grande confiance en Dieu : “Vois, Seigneur, en te donnant ce qui me reste, je te confie ma vie, je l’abandonne entre tes mains ! Prends soin de moi comme tu l’as promis !” Quand il y a une telle disposition dans le cœur, le Seigneur le voit et il en tient compte.

Jésus saisit l’occasion pour livrer un enseignement important, que l’on peut rendre ainsi : Ce n’est pas ce que vous donnez au Seigneur qui a de la valeur à ses yeux mais ce que vous acceptez de garder pour vous-mêmes !
Ce que nous donnons à l’Eglise, au Temple ou aux Missions est bien utile, d’autant que les besoins sont grands ; mais c’est la place que nous accordons à notre propre personne, aux soins de notre Moi physique et/ou mental et à nos intérêts de tous ordres, qui est déterminante. Quelle place laissons-nous à Dieu et aux autres – les deux vont de pair ! – dans nos pensées, nos actions, nos projets ? Et pour nous-mêmes, quelle place nous reste-t-il, la plus grande ou la plus petite ?

“Seigneur Jésus, toi qui t’es fait pauvre par amour pour moi afin de m’enrichir de tes richesses, je t’offre ce que je suis et ce que j’ai. Aide-moi à vivre mes journées vraiment pour toi et avec toi ! Et pour cela, je compte sur l’aide de ton Esprit Saint.”

À propos Maurice Hadjadj

Maurice Hadjadj est pasteur retraité de l'UEEL

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