Méphibocheth (2 Samuel 9)

handicapéMéphibocheth… un homme qui a mal commencé son existence mais qui l’a bien terminée ! Dès l’âge de 5 ans, le voilà gravement handicapé à la suite d’un l’accident. Handicapé à vie. Jusqu’à la fin de ses jours, il marchera avec beaucoup de difficulté, et peut-être faudra-t-il souvent le porter, à une époque où, bien sûr, il n’existait pas de fauteuil roulant. On imagine sans peine les problèmes d’ordre physiques qu’il a dû affronter. Et nous savons bien qu’à cela il faut ajouter les difficultés d’ordre social et relationnel. Inévitablement, il était dépendant des autres à bien des égards. Peut-être était-il contraint de faire appel à eux pour des impératifs de la vie courante. Et que dire, dans son cas, de l’aspect affectif ? Petit garçon, il a été recueilli par une autre famille, ce qui veut dire qu’il a été enlevé à l’affection des siens à un âge où l’on est particulièrement vulnérable. D’autant que Méphibocheth, avant de devenir handicapé et jusqu’à l’âge de 5 ans, a connu une vie… de prince ! Son grand-père n’est autre que le roi Saül, et lui-même aurait pu devenir roi d’Israël. Mais il ne pourra jamais le devenir…

Heureusement, et grâce à Dieu, la route de sa vie a croisé celle du roi David. Ce dernier aurait pu ignorer Méphibocheth. Après tout, n’était-il pas le petit-fils du roi Saül qui lui avait fait tant de mal ? Eh bien non ! David va le faire chercher dans sa famille d’accueil. A cette époque, Méphibocheth doit avoir entre 20 et 25 ans. Il a même pu se marier puisqu’il est père d’un garçon du nom de Mika. Et David prend avec lui, dans son palais, Méphibocheth et toute sa famille. Et même tous ses serviteurs – le texte biblique dit qu’ils sont nombreux. Et durant toute sa vie, Méphibocheth l’handicapé aura sa place réservée à la table du grand roi David, comme un membre de sa propre famille.

Devant Dieu, chacun de nous n’est-il pas “un handicapé” ? Chacun de nous est atteint d’un mal qui l’empêche de marcher normalement devant Dieu, un mal… qui fait que nous avons vitalement besoin de Lui. Plus que nos limitations naturelles, c’est notre tendance à faire ce qui Lui déplaît qui nous fragilise. Quel que soit notre âge, chacun est comme un petit enfant qui a besoin qu’Un plus grand que lui le prenne en charge, l’assiste et le conduise – chacun a constamment besoin de la présence de ce Dieu qui ne met jamais dehors celui qui vient à Lui, mieux encore, de ce Dieu qui, plus intime que lui-même, s’offre pour partager tout ce qui fait sa vie.

“Seigneur, que la certitude de ta présence aimante me garde paisible, confiant, et désireux de partager, en compagnie de tes enfants, la joie de faire partie de ta famille !”

À propos Maurice Hadjadj

Maurice Hadjadj est pasteur retraité de l'UEEL

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