Ne pas prier peut provoquer un président grave

Carte_electoraleL’élection présidentielle est dans plus d’une année, mais la campagne a déjà commencé. Tout le monde se place médiatiquement et se positionne (primaires ou pas primaires ?), certains pensent déjà à 2022 ! C’est le jeu politique…

L’élection est dans plus d’une année et, je l’avoue, je m’inquiète déjà. Je m’inquiète du choix que nous aurons parmi les candidats qui se présenteront. A droite comme à gauche, j’ai peur qu’une fois de plus on doive se résoudre à un choix par défaut, en éliminant ceux pour qui on ne veut pas voter plutôt qu’en choisissant celui qui serait porteur d’espoir. Je m’inquiète d’avoir la désagréable impression que le premier tour servira surtout à sélectionner celui ou celle qui affrontera Marine Le Pen au second tour. Je m’inquiète, dans le contexte morose actuel, des thèmes qui seront abordés et des surenchères électoralistes sur la sécurité, l’immigration, le chômage… Je m’inquiète d’entendre une fois de plus de belles promesses qui ne seront pas tenues. Et je m’inquiète parce que j’ai l’impression d’être devenu pessimiste ! Le désenchantement envers nos responsables politiques, qui fait le lit des extrêmes, est préoccupant.

Comment donc se positionner ? Il y a quelques années, les Guignols de l’infos sur Canal+ (quand ils étaient encore drôles…) avaient utilisé un slogan pertinent : « Ne pas voter peut provoquer un président grave. » Peut-être un autre slogan pourrait nous interpeller, nous chrétiens : « Ne pas prier peut provoquer un président grave. » Dans une démocratie moderne, l’exhortation de l’apôtre Paul à prier « pour les rois et tous ceux qui détiennent l’autorité, afin que nous menions une vie calme et paisible en toute piété et dignité. » (1 Timothée 2.2) pourrait bien impliquer aussi une prière pour le temps des élections. Alors nous avons une année devant nous pour prier pour la prochaine élection présidentielle, pour les candidats qui se présenteront, pour le débat politique qui sera médiatisé, pour la mobilisation des électeurs. Je ne sais pas si cela me rendra plus optimiste pour 2017… mais je sais que notre pays et nos politiciens en ont bien besoin. Et je garde confiance, malgré tout, en Celui qui, je le crois, tient toutes choses dans sa main. Cette espérance-là est source d’optimisme !

À propos Vincent Miéville

Vincent Miéville est pasteur de l’EEL de Toulouse et président de la commission synodale de l’UEEL.

Un commentaire

  1. De Micheli Marc

    Prier et « prendre la porte » (cf. Les dangers de l’entre soi de Pierre Lacoste). Les présidents de l’UEEL nous tracent là un chemin intéressant pour nous chrétiens.

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