Philomena : un drame sensible et fort, un vrai petit bijou.

Philomena_afficheIrlande, dans les années 50. Alors qu’elle était adolescente, Philomena s’est retrouvée enceinte. Reniée par ses parents, elle est placée dans un couvent qui accueille les adolescentes dans la même situation qu’elle. Elle donne naissance à un fils qu’elle n’a le droit de voir qu’une heure par semaine. Jusqu’au jour où son fils lui est enlevé pour être adopté. C’est ce qui arrive à tous les enfants nés dans ce couvent. 50 ans plus tard, alors qu’elle a gardé tout cela secret, elle finit par le révéler à sa propre fille. Celle-ci contacte un journaliste pour qu’il l’aide à retrouver son fils perdu.

Judi Dench est extraordinaire dans le rôle de Philomena, incarnant à la perfection cette femme qui apparaît au début du film un peu simple mais qui se révèle ensuite d’une incroyable force.

Le film est, bien-sûr, bouleversant et on est submergé par l’émotion. Mais on rit aussi grâce à des dialogues savoureux (Philomena racontant en détail ses lectures à l’eau de rose au journaliste qui l’accompagne !), assaisonnés de pointes d’humour so british.

Le film évoque le cynisme d’un certain journalisme en quête de sensationnalisme et de scandale. Mais aussi les pratiques inhumaines qui peuvent être scandaleusement justifiées au nom d’une certaine morale chrétienne. Le fait que l’histoire est basée sur une histoire vraie ne fait qu’accentuer notre sentiment de révolte…

Mais on retient aussi une leçon de vie grâce à Philomena qui, malgré ce qu’elle a vécu, a gardé une foi simple et forte, et fait preuve d’une sagesse étonnante (les dialogues avec le journaliste, non croyant, autour de Dieu et de la foi sont d’ailleurs très intéressants). A cet égard, la fin du film (sans la dévoiler…) est extrêmement forte, sur la question du pardon. Une vraie leçon de vie et de foi.

Stephen Frears filme cette histoire avec pudeur, sans surenchère émotionnelle. La musique de l’excellent Alexandre Desplat soutien l’ensemble avec discrétion, juste ce qu’il faut. Voilà qui fait de Philomena un drame sensible et fort, porteur pourtant d’un message positif grâce à son personnage central. Un vrai petit bijou de cinéma ! Ne passez pas à côté…

À propos Vincent Miéville

Vincent Miéville est pasteur de l’EEL de Toulouse et président de la commission synodale de l’UEEL.

Un commentaire

  1. Tout est dit dans l’article . Je ne me suis jamais ennuyé dans ce film tant il nous prend par les tripes et conduit le spectateur à suivre cette femme sympathique et perdue . Nous voulons aussi l’aider , comme le désire ce journaliste qui a mené l’enquête jusqu’au bout.
    La suite de mes commentaires sont dans :
    http://0z.fr/E2YbC

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