Promesse pour les matins difficiles

Réveil« Je serai pour elle, dit l’Éternel, une muraille de feu tout autour » (Zacharie 2:5)

Vous le savez d’expérience, il y a des matins où l’on se réveille et on ne se sent pas bien. On se sait pas pourquoi mais on est comme fragile et vulnérable. Pas de menace particulière mais le sentiment diffus qu’aujourd’hui quelque chose va mal se passer et qu’on va être tenu pour responsable. Des raisons pour cette impression ? Peut-être une période de grande tension où les choses à faire s’accumulent pour former une montagne qu’on se sent capable ni de gravir ni d’aplanir. Peut-être aussi toutes ces critiques qui ont entamé la confiance en soi… Allez savoir !Mais la tentation est grande, ces matins là, de fuir loin du stress et de ses causes et d’envoyer tout au diable comme un retour à l’envoyeur ou plus prosaïquement d’envoyer tout balader !

Même si l’idée d’une balade peut paraître intéressante et même momentanément apaisante, la fuite, qu’elle soit en arrière ou en avant, n’est jamais vraiment la solution. Il nous faudrait un terrain plus solide, quelque chose sur lequel on pourrait s’appuyer, se reposer. Ce terrain ferme ne serait-il pas celui des promesses de Dieu ? Au lieu de me laisser couler dans une peur paralysante ou de courir vers le mirage d’un ailleurs toujours plus vert… Ne me faudrait-il pas plutôt me saisir par la foi, des « je ferai » et des « je serai » prononcés par Dieu lui-même, le rocher des siècles ?

Et si, au petit matin de ces matins là, on lisait le prophète Zacharie qui parle de Jérusalem en bien mauvais état mais qui dit aussi, parole de prophète : « Jérusalem sera une ville ouverte, à cause de la multitude d’hommes et de bêtes qui seront au milieu d’elle ; je serai pour elle, dit l’Éternel, une muraille de feu tout autour »

Voilà une belle promesse ! Celle d’une ville ouverte. Il y aura tant de monde à l’intérieur que les murs ne pourront les contenir. Jérusalem sera comme une grande agglomération dans l’abondance, toutes voiles dehors ! Fameuse promesse pour le peuple de retour d’exil, de la désolation au foisonnement, du cloisonnement à l’ouverture, de l’exil à la vitalité retrouvée. Mais il y aurait comme un souci. Que peut faire une ville sans murs, c’est-à-dire sans défense pour contrer les bandes de pillards qui ne manqueront pas de profiter de l’occasion ? L’ouverture c’est bien mais c’est aussi risquer de se retrouver exposée ! Dieu dit alors « Je serai pour elle une muraille de feu tout autour et je serai sa gloire au milieu d’elle ».

On y est ! C’est là la promesse, le « je serai » de Dieu dont nous avons besoin. C’est vrai pour cette Jérusalem vulnérable, c’est aussi vrai pour moi, enfant de la promesse, vulnérable ce matin-là. Il sera comme une muraille de feu autour de moi, il l’a été, il l’est, il le sera. Et ce n’est pas terminé : « je serai sa gloire au milieu d’elle ». Dieu ne nous donne pas seulement sa protection il nous donne aussi le sens de sa présence glorieuse au milieu de nous, parmi nous, avec nous.

Voilà une promesse à consommer tout de suite dans l’angoisse de ces petits matins mais surtout à emporter avec soi partout où nous allons et où nous sommes exposés, au travail, à la maison, dans nos relations tendues et parfois dangereuses pour notre sécurité. Quand on se sent vulnérable, crier à Lui, réclamer ses promesses et s’appuyer sur elles. Car si nous sommes fragiles, lui ne l’est pas ! 

À propos Eric van der Does

Eric van der Does est pasteur de l'EEL de Pau.

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