Quand nous faisons un pas vers Dieu… (2 Samuel 7.18-29)

gerrit-van-honthorst-king-david-playing-the-harpLe roi David envisage de bâtir “une maison” pour Dieu, c’est-à-dire un temple. Mais Dieu lui répond que c’est Lui qui va bâtir “une maison” pour David, c’est-à-dire une dynastie royale durable. Quand nous faisons un pas vers Dieu, il en fait mille vers nous !

On a l’impression que David n’a pas assez de mots pour dire sa reconnaissance au Seigneur. Il considère son passé, sa personnalité avec ses forces et, surtout, ses faiblesses, et il s’exclame : « Qui suis-je, Seigneur DIEU, et qu’est-ce que ma maison, pour que tu m’aies fait parvenir où je suis ? » (v.18) Or, son passé, de quoi a-t-il été fait ? Peu après qu’il ait reçu l’onction royale, alors qu’il est tout jeune, il subit pendant 10 ans (et peut-être plus) les assauts de Saül qui le poursuit sans relâche pour le tuer. Pourtant, il ne fait pas la moindre allusion à ces souffrances injustes. Il est tellement subjugué par la bonté de Dieu que tout le reste est sans importance. Il y a des jours faciles à vivre, remplis de choses bonnes et agréables ; alors nous nous voyons comme privilégiés et bénis. Et il y a aussi des jours où les difficultés et les épreuves s’accumulent ; la bénédiction divine peut nous sembler alors comme une belle théorie… Or, quand les nuages laissent tomber des trombes d’eau, est-ce à dire que le soleil ne brille plus ou qu’il n’existe plus ?

Notons bien la formule que David emploie (v.21) : « à cause de ta Parole et selon ton cœur, tu as fait et révélé ces grandes choses… » Que nos jours nous paraissent heureux ou malheureux, rappelons-nous que la cause de la bénédiction ne se trouve pas dans notre cœur mais dans le cœur de Dieu. Il nous bénit non parce que nous le méritons, ou parce qu’il sait que nous le louerons en retour, mais parce qu’il est plein de bonté et qu’il est fidèle à ses engagements. La bonté de Dieu est comme le soleil : que le ciel soit dégagé ou chargé de sombres nuages, que je lève les yeux vers le ciel ou que je sois plongé dans la nuit la plus noire, le soleil brille quand même, et il brille aussi pour moi, que je l’ignore ou que je m’en réjouisse. Dieu nous bénit parce qu’il est un Dieu plein de bonté, qui prend plaisir à bénir. La personne et l’œuvre de Jésus-Christ ne démontrent-elles pas cela amplement ?

 

À propos Maurice Hadjadj

Maurice Hadjadj est pasteur retraité de l'UEEL

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

error: Content is protected !!