Vous avez dit… optimisme ?

happy-mug-2-1257768-640x480 (1)L’automne n’est pas la saison de l’optimisme… et l’actualité de ces dernières semaines n’aide pas à le retrouver. C’est dramatique sur le plan mondial, que ce soit à cause de la folie de la guerre et du fanatisme, notamment au Moyen-Orient, ou à cause des terribles dégâts de la nature en colère comme en Haïti. C’est pathétique dans le monde politique occidental : les échéances électorales ont tendance à révéler de bas instincts… Que ce soit le spectacle déplorable de pugilat médiatique et d’attaques en dessous-de la ceinture aux Etats-Unis, ou les calculs électoralistes, les récupérations, les petites phrases et les confidences assassines en France… et tout cela à encore sept mois de l’élection présidentielle ! Déprimant… Je n’ai pas trop envie de m’y arrêter plus longuement (même si je reste très songeur – c’est un euphémisme – quant au choix que nous aurons à faire dans les bureaux de vote l’année prochaine).

Le problème, c’est que j’aurais pu encore multiplier à l’envi les sujets d’actualité, en France ou dans le monde, qui accentueraient cette déprime. Même l’épidémie de gastro-entérite a trois mois d’avance ! Et c’est une gageure que d’arriver à trouver dans les différents médias des sujets d’optimisme. Ca ne fait pas assez d’audience et ça ne crée pas le buzz…

Et puis je suis tombé sur ce site Internet qui vaut le détour : www.loptimisme.com. Au premier abord, on peut avoir l’impression d’une publicité pour la méthode Coué… Il y a sans doute à boire et à manger. Mais, il y a une rubrique « Actualités » qui relaye des informations positives issues de différents sites médias. Et, franchement, ça fait du bien !

Du coup, je me suis dit que nous, chrétiens, qui nous disons animés d’une espérance éternelle, nous ne sommes pas souvent perçus comme des promoteurs de l’optimisme. Particulièrement chez les évangéliques, nous avons surtout développé une vision pessimiste du monde, dénonçant un déclin de la société et annonçant la catastrophe imminente. Mais à force d’être prophètes de malheur et à vouloir d’abord défendre des valeurs et des principes, on en oublie presque que l’Évangile, c’est une bonne nouvelle (et pas un code de morale ou un corpus de doctrines). Une bonne nouvelle à partager, celle de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Ça devrait pourtant être notre tâche première…

Et si notre espérance devenait vraiment une source d’optimisme contagieuse ? Je suis trop optimiste là ? Peut-être… ou pas !

À propos Vincent Miéville

Vincent Miéville est pasteur de l’EEL de Toulouse et président de la commission synodale de l’UEEL.

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